Poursuite de la croissance : EADS publie des résultats annuels 2012 solides

Amsterdam27 février 2013

  • Le chiffre d’affaires progresse de 15 % à 56,5 milliards d’euros
  • L’EBIT* avant éléments non récurrents est en hausse de 68 % à 3,0 milliards d’euros
  • Le résultat net a augmenté de 19 %, s’élevant à 1,2 milliard d’euros
  • Le flux de trésorerie disponible avant acquisitions s’est établi à 1,4 milliard d’euros
  • Proposition de versement d’un dividende en hausse à 0,60 euro par action
  • EADS table sur un EBIT* avant éléments non récurrents de 3,5 milliards d’euros pour 2013

 

Amsterdam, 27 février 2013 - EADS (symbole boursier : EAD) a enregistré un chiffre d’affaires solide et une rentabilité sous-jacente en hausse pour l’année 2012. Malgré un environnement macro-économique difficile, la dynamique des activités commerciales d’EADS s’est poursuivie tandis que les activités de défense se sont maintenues à un niveau globalement stable.

Les prises de commandes(5) se sont élevées à 102,5 milliards d’euros en 2012 et la valeur du carnet de commandes(5) d’EADS a progressé pour atteindre 566,5 milliards d’euros à la fin de l’année. Le chiffre d’affaires s’est établi à 56,5 milliards d’euros. L’EBIT* avant éléments non récurrents s’est élevé à environ 3,0 milliards d’euros, reflétant la performance opérationnelle soutenue d’Airbus Commercial et les contributions positives d’Eurocopter et Astrium. L’EBIT* reporté a augmenté pour atteindre 2,2 milliards d’euros. Fin 2012, la trésorerie nette était de 12,3 milliards d’euros.

« EADS a enregistré une croissance à deux chiffres de son chiffre d’affaires et de ses bénéfices en 2012, ainsi qu’une nouvelle augmentation du carnet de commandes », a déclaré Tom Enders, Président exécutif d'EADS. « L'attention soutenue accordée aux livraisons a contribué à la nette amélioration de la trésorerie au quatrième trimestre. A l’avenir, la croissance du résultat demeure la priorité absolue de l’équipe dirigeante. Et il reste encore du chemin pour atteindre nos objectifs de rentabilité. Avant toute chose, la nouvelle gouvernance, la nouvelle structure actionnariale et le nouveau Conseil à compter de fin mars insuffleront une dynamique supplémentaire, accompagnant l’entreprise et ses collaborateurs dans leurs objectifs de croissance internationale. »

En 2012, le chiffre d’affaires d’EADS a progressé de 15 %, à 56,5 milliards d’euros (2011 : 49,1 milliards d’euros). Cette performance solide reflète essentiellement la hausse des volumes et un cours du dollar américain plus favorable pour Airbus Commercial, ainsi que les fortes progressions d’Eurocopter et Astrium. Les chiffres d’affaires d’Eurocopter et Astrium ont progressé sous l’effet des activités de services, tenant compte de Vector Aerospace et de Vizada. Ces sociétés acquises en 2011 ont contribué à hauteur de 1,5 milliard d’euros environ au chiffre d’affaires 2012. Malgré le contexte général du secteur de la défense, le chiffre d’affaires de ces activités est resté stable par rapport à 2011.

Les livraisons se sont maintenues à un niveau élevé, avec 588 avions livrés chez Airbus Commercial, 29 appareils chez Airbus Military et 475 hélicoptères chez Eurocopter. Ariane 5 a par ailleurs réussi son 53ème lancement consécutif.

L’EBIT* avant éléments non récurrents (EBIT* ajusté) est un indicateur de la marge commerciale sous-jacente, excluant les charges ou bénéfices non récurrents significatifs induits par les variations des provisions relatives aux programmes et restructurations ou des effets de change. Il a fortement progressé pour atteindre 3,0 milliards d’euros (2011 : 1,8 milliard d’euros) pour EADS et 1,8 milliard d’euros environ pour Airbus (2011 : 0,5 milliard d’euros environ). La performance du Groupe a été soutenue par la solide performance sous-jacente d’Airbus Commercial, ainsi que par la forte contribution d’Eurocopter et Astrium à l’EBIT* avant éléments non récurrents.

L’EBIT* reporté d’EADS a progressé à 2 186 millions d’euros (2011 : 1 696 millions d’euros), avec des charges exceptionnelles d'un montant total de 820 millions d’euros comptabilisées au cours de l’année.

Sur le montant total de ces charges exceptionnelles, 522 millions d’euros ont été comptabilisés chez Airbus en 2012, comprenant les coûts anticipés de 251 millions d’euros sur l’A380 liés aux problèmes de fissures des pieds de nervure des voilures. A la suite de la dernière actualisation du programme A350 XWB, la charge de 124 millions d'euros enregistrée demeure inchangée par rapport au premier semestre 2012. D’importants progrès ont été réalisés sur le programme A350 XWB qui reste toutefois ambitieux, le calendrier ne laissant aucune marge de flexibilité. Ce total tient également compte des charges de 76 millions d’euros liées à la clôture du programme de Hawker Beechcraft au troisième trimestre et de 71 millions d’euros d’effets de change sur réévaluation bilancielle. Chez Eurocopter, la renégociation en cours de certains contrats signés avec des clients institutionnels s’est traduite par la comptabilisation d'une charge de 100 millions d'euros au quatrième trimestre. Chez Cassidian, un total de 198 millions d’euros de charges a été enregistré au dernier trimestre reflétant les coûts de restructuration prévus dans le cadre de la transformation de l’organisation (98 millions d’euros) ainsi qu’une charge liée à l’évaluation des risques du portefeuille d’activités (100 millions d'euros), en particulier pour les solutions et systèmes sécurisés.

Le résultat net a augmenté de 19 % pour atteindre 1 228 millions d’euros (2011 : 1 033 millions d’euros), soit un bénéfice par action de 1,50 euro (BPA 2011 : 1,27 euro). Le résultat net* avant éléments exceptionnels(4) s’est établi en hausse à 1 838 millions d’euros (2011 : 1 132 millions d’euros). Ces hausses reflètent l’amélioration de la performance opérationnelle sous-jacente.

Le résultat financier s’est établi à -453 millions d’euros (2011 : -220 millions d’euros). Le montant des intérêts en 2012, de -285 millions d’euros (2011 : 13 millions d’euros), s’est détérioré en partie en raison de plus faibles produits d’intérêts qui sont fonction de la qualité élevée des investissements. Par ailleurs, le montant des intérêts en 2011 avait bénéficié du déblocage positif à caractère exceptionnel de 120 millions d’euros lié à l’achèvement du programme A340. Les autres résultats financiers s’élèvent à -168 millions d’euros (2011 : -233 millions d’euros), intégrant une amélioration de l’impact de change par rapport à 2011. Ils comprennent également l’actualisation des provisions.

Sur la base d’un bénéfice par action de 1,50 euro, le Conseil d’administration d’EADS proposera lors de l’Assemblée générale des actionnaires le paiement d’un dividende de 0,60 euro par action, au 5 juin 2013 (2011 : 0,45 euro par action). La date d’arrêté des positions devrait être le 4 juin 2013.

« Cette hausse du dividende proposée reflète la progression du Groupe en 2012 », a déclaré Harald Wilhelm, directeur financier d’EADS. « Notre priorité est de créer de la valeur pour nos actionnaires. »

Les dépenses de Recherche et Développement (R&D) autofinancées sont restées globalement stables à 3 142 millions d’euros (2011 : 3 152 millions d’euros), en raison de la capitalisation de 366 millions d’euros pour le développement de l’A350 XWB au titre de la norme IAS 38. L’accent reste mis sur les principaux programmes de développement de notre portefeuille, et notamment le programme de l’A350 XWB et chez Eurocopter.

Le flux de trésorerie disponible avant acquisitions, à 1 449 millions d’euros, a dépassé les prévisions. La tendance saisonnière des paiements traditionnellement concentrés sur la fin de l’année a été très marquée. Elle a entraîné une dynamique positive solide du fonds de roulement au quatrième trimestre grâce à la bonne performance en matière de livraison et à un flux d'acomptes et de paiements des clients civils et institutionnels. Le flux de trésorerie brut lié à l’exploitation reflète la solide performance sous-jacente au cours de l’année.

Le niveau des dépenses d’investissement a atteint 3,3 milliards d’euros, reflétant l’accélération des développements et des programmes de séries, l’entreprise préparant sa montée en capacité pour assurer grâce aux volumes, la croissance future du chiffre d’affaires et du résultat. Il tient également compte des dépenses de R&D capitalisées au titre de la norme IAS 38. Malgré le niveau record des livraisons d’avions commerciaux, le niveau de financement client est resté sensiblement le même qu’en 2011.

La position de trésorerie nette d’EADS a atteint un solide niveau de 12,3 milliards d’euros (fin 2011 : 11,7 milliards d’euros) après une contribution en numéraire aux actifs des régimes de retraite de 856 millions d’euros et le paiement du dividende de 370 millions d'euros environ.

Les prises de commandes(5) d’EADS se sont élevées à 102,5 milliards d’euros (2011 : 131,0 milliards d’euros), reflétant la bonne tenue de la dynamique commerciale sur l’ensemble des activités du Groupe. Airbus Military, Eurocopter, Astrium et Cassidian ont toutes vu leurs prises de commandes augmenter en glissement annuel, tandis qu’Airbus Commercial a dépassé ses objectifs, enregistrant 914 commandes brutes pour 2012. Fin décembre 2012, le carnet de commandes(5) du Groupe s’établissait à 566,5 milliards d’euros (fin 2011 : 541,0 milliards d’euros), en hausse de 5 %. Le carnet de commandes des activités de défense a reculé à 49,6 milliards d’euros (fin 2011 : 52,8 milliards d’euros).

Fin décembre 2012, EADS comptait au total 140 405 salariés (fin 2011 : 133 115).

Perspectives 
Pour fonder les perspectives de l’entreprise en 2013, EADS table sur des taux de croissance de l’économie mondiale et du trafic aérien international conformes aux prévisions indépendantes qui prévalent et sur l’absence de perturbation majeure en raison de la crise actuelle de la dette souveraine.

En 2013, le nombre de commandes brutes d’avions commerciaux, s’élevant à 700 environ, devrait être supérieur aux livraisons. Les livraisons d’Airbus devraient continuer à progresser pour se situer entre 600 et 610 avions commerciaux.

En raison de la baisse des livraisons d’A380 et sur la base d’un taux de change de 1 € pour 1,35 US $, le chiffre d’affaires devrait enregistrer une croissance modérée en 2013.

En poussant l’amélioration de la marge sous-jacente en 2012, EADS table sur un EBIT* avant éléments non récurrents de 3,5 milliards d’euros en 2013 et sur un bénéfice par action* avant éléments non récurrents de 2,50 € environ (2012 : 2,24 €) avant le rachat d’actions proposé.

Hormis l’impact connu des problèmes de fissures des pieds de nervure des voilures de l’A380 pour environ 85 millions d’euros sur la base de 25 livraisons en 2013, les éléments non récurrents futurs devraient se limiter à l’avenir aux charges potentielles liées au programme A350 XWB et aux effets de change sur réévaluations bilancielles.

Le programme A350 XWB demeure très ambitieux. Toute modification du calendrier pourrait avoir un impact croissant sur les provisions.
En 2013, EADS table sur un flux de trésorerie disponible équilibré après financements-clients et avant acquisitions.

Divisions EADS : Nombre de livraisons commerciales record chez Airbus ; prises de commandes en hausse chez Airbus Military, Eurocopter, Astrium et Cassidian

Le chiffre d’affaires consolidé d’Airbus a progressé de 17 % à 38 592 millions d’euros (2011 : 33 103 millions d’euros), reflétant la hausse des livraisons d’appareils commerciaux. L’EBIT* consolidé d’Airbus a plus que doublé à 1 230 millions d’euros (2011 : 584 millions d’euros).

Le chiffre d’affaires d’Airbus Commercial a atteint 36 943 millions d’euros (2011 : 31 159 millions d’euros), sous l'effet du nombre record de 588 livraisons d'appareils commerciaux (2011 : 534), dont 30 A380. Au total, 585 livraisons ont été enregistrées avec comptabilisation dans le chiffre d'affaires, les trois appareils restants ayant été fournis sous contrat de location simple. Le chiffre d’affaires a également bénéficié du taux de change favorable du dollar américain.

L’EBIT* reporté d’Airbus Commercial s’est établi à 1 125 millions d’euros (2011 : 543 millions d’euros). L’EBIT* avant éléments non récurrents d’Airbus Commercial s’est établi à 1 647 millions d’euros (2011 : 485 millions d’euros), bénéficiant de l’amélioration de la performance opérationnelle dont des effets favorables de volumes et de prix, nets d'inflation. Il a également reflété l’amélioration des taux de couverture. Les dépenses de R&D autofinancées de la Division se sont inscrites à 2 442 millions d’euros, en légère baisse. Malgré la stabilité des livraisons, le chiffre d’affaires d’Airbus Military a baissé de 15 % pour s’établir à 2 131 millions d’euros (2011 : 2 504 millions d’euros), reflétant la diminution du chiffre d’affaires généré par le programme A400M et les avions ravitailleurs. L’EBIT* d’Airbus Military a nettement progressé pour atteindre 93 millions d’euros (2011 : 49 millions d’euros) sous un effet de mix favorable de livraisons et de la marge opérationnelle de programmes arrivant à maturité technique.

En 2012, Airbus Commercial a enregistré 914 commandes brutes (2011 : 1 608 commandes brutes). Les commandes nettes ont atteint le nombre total de 833 (2011 : 1 419). Ces commandes nettes comprennent 739 avions de la famille A320 (ceo et neo), 85 A330/A350 XWB et neuf A380.
Le développement de l’A350 XWB reste en bonne voie, sur la base du calendrier révisé, la ligne d’assemblage final étant désormais totalement opérationnelle. L’assemblage de la structure du premier appareil de vol, « MSN1 », est terminé et la mise sous tension a été effectuée. Une autre étape majeure a été franchie en février 2013 avec l’obtention de la part de l’Agence européenne de sécurité aérienne de la Certification Type pour le turboréacteur Trent XWB.

Concernant l’A380, le problème de fissure des pieds de nervure des voilures a été résolu. Des réparations sont en cours sur les avions en fonctionnement et les modifications en termes de conception ont été intégrées aux nouvelles lignes de production. La route vers le seuil d’équilibre en 2015 est définie à 30 livraisons.

Pour faire face à la forte demande continue pour les programmes de séries d’Airbus, Airbus a progressivement accéléré la production des avions des familles A320 et A330 à une cadence de respectivement 42 et 9,5 appareils par mois. A la fin de l’année, AirAsia est devenu le premier opérateur d’un A320 doté de « sharklets », équipement permettant de réduire la consommation de carburant.

Airbus Military a enregistré 32 commandes d’appareils (2011 : 5 commandes) et a livré 29 avions (2011 : 29 livraisons), dont 20 appareils de transport militaire légers et moyens, cinq avions ravitailleurs multi-rôles A330 et quatre conversions P-3. Après 300 heures de test de fonctionnement et de fiabilité, l’A400M devrait obtenir la certification civile et militaire au premier trimestre 2013. La première livraison aura lieu au deuxième trimestre 2013 et quatre livraisons au total sont prévues cette année. Les pleines capacités militaires seront progressivement atteintes mais des défis restent à relever en attendant. Airbus Military a été sélectionné par l’Inde comme soumissionnaire de référence pour la fourniture des avions ravitailleurs multi-rôles (MRTT) A330.

Fin 2012, le carnet de commandes consolidé d’Airbus était évalué à 523,4 milliards d’euros (fin 2011 : 495,5 milliards d’euros). Le carnet de commandes d’Airbus Commercial s'est établi à 503,2 milliards d’euros (fin 2011 : 475,5 milliards d’euros), soit un record pour le secteur de 4 682 appareils (fin 2011 : 4 437 appareils). A la fin de l’année, le carnet de commandes d’Airbus Military s’élevait à 21,1 milliards d’euros (fin 2011 : 21,3 milliards d’euros).

Le chiffre d’affaires d’Eurocopter a augmenté de 16 % pour atteindre le montant record de 6 264 millions d'euros (2011 : 5 415 millions d'euros), essentiellement sous l’effet positif de la hausse des activités de maintenance et de réparation, ainsi que de la consolidation sur un exercice complet des activités de Vector Aerospace. L’augmentation du chiffre d'affaires généré par le NH90 et le Super Puma a également contribué à la croissance globale. Le nombre total de livraisons a diminué à 475 hélicoptères (2011 : 503 hélicoptères), notamment pour les modèles EC135 et Ecureuil.

L’EBIT* de la Division s’est apprécié de 20 %, à 311 millions d’euros (2011 : 259 millions d’euros). L’EBIT* 2012 comprend la charge de 100 millions d'euros comptabilisée au quatrième trimestre, reflétant l’état d’avancement des renégociations en cours pour certains programmes gouvernementaux. L’EBIT* avant éléments non récurrents a progressé d’environ 10 % en glissement annuel, reflétant le mix en termes de chiffre d’affaires et la hausse prévue des dépenses de R&D.

En 2012, les prises de commandes d’Eurocopter ont progressé de 15 % à 5 392 millions d’euros (2011 : 4 679 millions d’euros), avec une hausse pour la troisième année consécutive du nombre de commandes nettes à 469 (2011 : 457). Les commandes pour les familles Ecureuil/Fennec/EC130 et EC135/ EC145 ont été particulièrement soutenues.

Eurocopter continue de collaborer étroitement avec les autorités chargées de l’enquête sur l’identification et l’explication des éléments ayant provoqué les incidents sur le Super Puma. Les causes des incidents récents sur l’Ecureuil ont été identifiées et un programme mis en œuvre pour intégrer la modification nécessaire approuvée par l’EASA.

Fin 2012, le carnet de commandes d’Eurocopter était évalué à 12,9 milliards d’euros (fin 2011 : 13,8 milliards d’euros), avec 1 070 hélicoptères (fin 2011 : 1 076 hélicoptères).

Le chiffre d’affaires d’Astrium a augmenté à 5 817 millions d’euros en 2012 (2011 : 4 964 millions d’euros), essentiellement sous l’effet de la croissance des activités de services, notamment via l’intégration de Vizada et la solide exécution des programmes. L’EBIT* a progressé de 17 % à 312 millions d’euros (2011 : 267 millions d’euros). La performance opérationnelle d’Astrium traduit les gains d’efficacité et de productivité de la Division à la suite du programme de transformation AGILE. Toutefois, la hausse des dépenses de R&D et les efforts de mondialisation, ainsi que certains coûts liés à l’intégration de Vizada ont pénalisé la marge opérationnelle en 2012.

Les prises de commandes de la Division ont atteint 3,8 milliards d’euros en 2012 (2011 : 3,5 milliards d’euros), malgré la persistance d’une forte concurrence sectorielle.

Ariane 5 a réalisé sept lancements en 2012, portant ainsi le nombre de lancements consécutifs réussis à 53. Neuf satellites construits par Astrium ont été livrés pendant l’année. Au quatrième trimestre, les lancements de satellites, parmi lesquels le satellite militaire britannique Skynet 5D et le satellite d’observation de la Terre Pléiades 1B, ont permis d’élargir la flotte gérée par Astrium Services.

En novembre, le Conseil ministériel de l’Agence spatiale européenne (ESA) a dans l’ensemble confirmé les budgets spatiaux européens liés aux programmes-clés d’Astrium. Cette annonce s’est traduite par la signature de premiers contrats d’une valeur de 108 millions d’euros en janvier 2013 afin d'assurer le développement d’Ariane 6 et d’Ariane 5 ME.

Fin 2012, le carnet de commandes d’Astrium s’élevait à 12,7 milliards d’euros (fin 2011 : 14,7 milliards d’euros).

Le chiffre d’affaires 2012 de Cassidian est resté stable dans l’ensemble, conformément aux prévisions, à 5 740 millions d’euros (2011 : 5 803 millions d’euros). En 2012, l’EBIT* s’est inscrit en baisse à 142 millions d’euros (2011 : 331 millions d’euros), reflétant les charges exceptionnelles de 198 millions d’euros enregistrées au quatrième trimestre. Sur une base sous-jacente, l’EBIT* avant éléments non récurrents a été moins élevé comme prévu en raison des investissements liés à l’internalisation et à la transformation, et ce malgré une baisse des dépenses de R&D.

Les prises de commandes de Cassidian ont nettement augmenté pour atteindre 5,0 milliards d’euros (2011 : 4,2 milliards d’euros) malgré un environnement de marché difficile. La Division a bénéficié principalement des activités d’Eurofighter et des exportations de missiles. En décembre, le Sultanat d’Oman a signé un contrat portant sur l’achat de 12 Eurofighter Typhoon qui ne sont pas encore intégrés au carnet de commandes.

Fin décembre 2012, le carnet de commandes de Cassidian s’établissait en légère hausse à 15,6 milliards d’euros (fin 2011 : 15,5 milliards d’euros).

Siège et Autres Activités (non rattachées à une Division)

Le chiffre d’affaires des Autres Activités a progressé de 22 %, à 1 524 millions d’euros (2011 : 1 252 millions d’euros), sous l’effet de hausses de volumes chez EADS North America et d’une augmentation des livraisons chez ATR. L’EBIT* des Autres Activités s’est inscrit en baisse à 49 millions d’euros (2011 : 59 millions d’euros), alors que l’EBIT* avant éléments non récurrents est stable par rapport à 2011 en raison d’un mix en termes de chiffre d’affaires moins favorable.

Après une année 2011 exceptionnelle, ATR a finalisé en 2012 61 commandes fermes (2011 : 119 commandes), le carnet de commandes comptant 221 appareils à la fin de l’année, soit l’équivalent de trois années de production. ATR a enregistré un nombre annuel record de livraisons avec 64 appareils, soit une hausse en glissement annuel de 19 % (2011 : 54 appareils).

Fin 2012, EADS North America a remporté auprès de l’armée américaine un contrat de 181,8 millions de dollars US pour la livraison de 34 hélicoptères LUH UH-72A Lakota supplémentaires, portant le nombre total de commandes à 312. Le nombre total d’hélicoptères Lakota livrés à l’armée américaine s’élevait à 250 en décembre 2012.

Fin décembre 2012, le carnet de commandes des Autres Activités s’établissait en légère baisse à 2,9 milliards d’euros (fin 2011 : 3,0 milliards d’euros).

* EADS utilise l’EBIT avant amortissement des écarts d’acquisition et éléments exceptionnels comme indicateur-clé de ses performances économiques. L’expression « éléments exceptionnels » désigne des éléments comme les dotations aux amortissements des ajustements à la juste valeur se rapportant à la fusion d’EADS, à la création de la société Airbus intégrée et à la création de MBDA, ainsi que les dépréciations constatées en résultat sur les écarts d’acquisition générés à l’occasion de ces transactions.

EADS est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés. En 2012, le Groupe – qui comprend Airbus, Astrium, Cassidian et Eurocopter – a dégagé un chiffre d’affaires de 56,5 milliards d’euros avec un effectif de plus de 140 000 personnes.
 

Contacts

Martin Agüera
 
Cell: +49 175 227 4369
Rod Stone
 
Cell: +33 630 521 993
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Gregor von Kursell
 
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Une nouvelle section Presse est accessible sur le site d’EADS ! Pour plus d’informations sur le Groupe – photos, vidéos, bandes son, documents support – consultez www.eads.com/media

Pour davantage de renseignements sur la Conférence de presse sur les résultats annuels 2012 et la retransmission en direct, rendez-vous sur www.eads.com/APC2013. Un dossier de presse est disponible sur www.eads.com/media/apc-presskit. Vous pouvez vous inscrire à notre RSS Feed sur www.eads.com/RSS
 

Point presse 

Téléconférence en direct sur Internet destinée aux analystes
Vous pouvez écouter aujourd’hui à 10h30 CET la téléconférence avec les analystes donnée par le Président exécutif d’EADS, Tom Enders, et par Harald Wilhelm, Directeur financier, sur le site Internet d’EADS www.eads.com.

Cliquez sur la bannière située sur la page d’accueil. Une version enregistrée sera disponible après la transmission en direct.
 

EADS – Résultats de l’exercice 2012
(en Euro)
 

 

  


 

EADS – Résultats du quatrième trimestre (T4) 2012
(en Euro)

 

Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre 2012 a progressé de 17 %, essentiellement sous l’effet de la performance solide en termes de livraisons chez Airbus et Astrium et de la hausse du chiffre d’affaires militaire chez Eurocopter.

Au quatrième trimestre 2012, l’EBIT* a reculé de 30 % par rapport à l'année précédente. L’amélioration de la performance opérationnelle chez Airbus a été plus que compensée par les charges enregistrées par Eurocopter et Cassidian au quatrième trimestre.

 

Notes de bas de page:

1)Résultat opérationnel avant intérêts, impôts, dépréciation, amortissements et éléments exceptionnels.

2) Résultat opérationnel avant intérêts et impôts, écarts d'acquisition et éléments exceptionnels.

3) EADS continue d’employer le terme « Résultat net ». Celui-ci est identique au bénéfice pour la période imputable aux propriétaires de la société mère, selon les normes IFRS.

4) Le résultat net avant éléments non récurrents correspond au résultat net hors éléments non récurrents de l’EBIT*. Il n’inclut pas les autres éléments du résultat financier (à l’exception de l’actualisation des provisions) et tous les effets fiscaux sur les éléments mentionnés. Le résultat net* avant éléments non récurrents correspond au résultat net avant éléments exceptionnels et écarts d’acquisition non récurrents, nets d’impôts. En conséquence, le BPA* avant éléments exceptionnels correspond au BPA fondé sur le résultat net* avant éléments exceptionnels.

5) Les contributions des activités avions commerciaux aux prises de commandes et au carnet de commandes d'EADS s'entendent sur la base des prix catalogue.

6) Les segments Airbus Commercial et Airbus Military forment la division Airbus. Les éliminations sont traitées au niveau de la Division.

7) Projet de résolution à soumettre à l'Assemblée générale annuelle.
 




 

Mentions de préservation :

Certaines des déclarations contenues dans le présent communiqué de presse ne correspondent pas à des faits, mais à des prévisions ou à des estimations fondées sur l'opinion des dirigeants. Ces déclarations prévisionnelles reflètent les points de vue et les hypothèses d'EADS à la date de ce document et supposent certains risques et incertitudes, susceptibles d’induire d’importantes différences entre les résultats, performances ou événements réels et ceux anticipés dans ces déclarations.

Dans le cadre du présent communiqué, les termes «anticiper», «estimer», «prévoir», «pouvoir», «projeter» et autres expressions similaires ne sont employés que pour formuler des prévisions.

Ces informations prévisionnelles reposent sur un certain nombre d’hypothèses, parmi lesquelles : la demande de produits et services d'EADS, la taille des marchés actuels et futurs desdits produits et services, les performances internes, le financement-clients, les performances des clients, fournisseurs et sous-traitants, les négociations de contrats ou le succès de certaines campagnes de vente en cours.

Ces informations prévisionnelles ne sont assorties d’aucune certitude et les résultats et tendances effectifs futurs sont susceptibles de varier de manière significative, en fonction de certains facteurs, parmi lesquels : conditions macroéconomiques, conditions de travail (notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Asie) ; risques juridiques, financiers et gouvernementaux inhérents aux transactions internationales ; caractère cyclique de certaines activités d'EADS ; volatilité du marché de certains produits et services ; risques liés aux performances des produits ; conflits du travail ; facteurs susceptibles de conduire à des perturbations importantes et durables dans le secteur du transport aérien mondial ; résultats des processus politiques et juridiques engagés, et notamment des incertitudes entourant le financement de certains programmes par les États ; consolidation industrielle des concurrents dans le secteur aérospatial ; coût de développement et succès commercial des nouveaux produits ; fluctuation des taux de change et des taux d'intérêt ; fluctuations entre l'euro et le dollar américain et d'autres devises ; litiges en justice et autres risques et incertitudes économiques, politiques et technologiques. Le « Document d’Enregistrement » de la Société daté du 12 avril 2012 contient des informations complémentaires relatives à ces différents facteurs.

Pour plus d’informations, voir www.eads.com.

 

 

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