Sur la bonne voie : EADS publie ses résultats du premier trimestre (T1) 2012

Leyde16 mai 2012

• Le chiffre d’affaires a augmenté de 16 % pour atteindre 11,4 milliards d’euros
• L’EBIT* avant éléments non récurrents est en hausse de 109 % à 480 millions d’euros
• Le résultat net* avant éléments non récurrents(4) est en progression de 156 % à 259 millions d’euros
• Flux de trésorerie disponible de -1,2 milliard d’euros : dégradation en raison de l’échelonnement des livraisons et de l’augmentation en cours de la production
• Airbus annonce une solution permanente aux problèmes sur les pieds de nervure des voilures de l'A380, qui se traduit par une charge non récurrente de 158 millions d'euros au premier trimestre
• EADS ajoute près de 10 milliards de dollars américains de nouvelles couvertures au premier trimestre
• Les perspectives de bénéfice par action* avant éléments non récurrents(4) ont été portées à plus de 1,85 euro.
 

EADS (symbole boursier : EAD) a réalisé un bon début d’année avec une performance financière solide au premier trimestre, notamment grâce au maintien d’un fort dynamisme commercial. Comme prévu, les marchés de la défense dans les pays occidentaux sont restés sous pression. Toutefois, le niveau des activités institutionnelles et gouvernementales d’EADS au cours des trois premiers mois a été encourageant. Les prises de commandes(5) ont atteint 12 milliards d’euros au cours des trois premiers mois de l’année. Fin mars, le carnet de commandes(5) d’EADS s’établissait à 526,2 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires s’est établi à 11,4 milliards d’euros. L’EBIT* avant éléments non récurrents s’est élevé à 0,5 milliard d’euros environ, profitant de la bonne performance d’Airbus, d’Eurocopter et d’Astrium, tandis que celle de Cassidian est restée stable. L’EBIT* reporté s’est quant à lui établi à 0,3 milliard d’euros. La position de trésorerie nette est restée solide à 10,7 milliards d'euros.

« La demande d’avions commerciaux et d’hélicoptères civils reste forte et nos activités institutionnelles se portent plutôt bien, malgré les pressions budgétaires en Europe et un environnement économique incertain. Cela s’est traduit par un chiffre d’affaires et un EBIT* avant éléments non récurrents supérieurs aux prévisions, confirmant de façon ferme nos objectifs de performance en 2012. De plus, les équipes d’Airbus ont trouvé une solution pour régler les problèmes sur les pieds de nervure des voilures de l'A380 », a déclaré Louis Gallois, Président exécutif d’EADS. « Alors que la nouvelle équipe dirigeante va prendre ses fonctions, la direction continuera de suivre avec attention les programmes-clés, notamment l'A380, l'A350 et l’A400M dont la prochaine étape est désormais la mise en service. EADS poursuivra également ses efforts pour trouver une issue satisfaisante aux discussions sur l’avenir des programmes gouvernementaux. »

Au cours des trois premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires d’EADS a augmenté de façon plus favorable qu’au T1 2011, de 16 % à 11,4 milliards d’euros (T1 2011 : 9,9 milliards d’euros). Cette croissance s'explique essentiellement par la hausse des activités dans l'ensemble des Divisions. Le chiffre d’affaires des activités de défense a progressé de 18 %. Les livraisons se sont maintenues à un niveau élevé, avec 131 avions chez Airbus Commercial, 72 hélicoptères chez Eurocopter et le 47ème lancement consécutif réussi d’Ariane 5.

L’EBIT* avant éléments non récurrents (indicateur de la marge commerciale sous-jacente en excluant les charges et bénéfices non récurrents induits par les variations des provisions ou des effets de change) s’est élevé à 480 millions d’euros environ (T1 2011 : 230 millions d’euros environ) pour EADS et à 320 millions d’euros environ pour Airbus (T1 2011 : 160 millions d’euros environ). Par rapport au premier trimestre 2011, la hausse de l’EBIT* avant éléments non récurrents s’explique par la rentabilité des programmes de séries d’Airbus conjuguée à l’amélioration de la performance de l’A380, et ce malgré l’augmentation des dépenses de Recherche et Développement et de la détérioration du taux des couvertures de change arrivées à maturité. Les effets favorables en termes de mix-produits et de prix chez Eurocopter et la contribution de Vizada chez Astrium ont également soutenu l’amélioration de l’EBIT* avant éléments non récurrents du Groupe. Enfin, le Siège a également enregistré une progression de son EBIT* avant éléments non récurrents grâce à un impact positif lié aux éliminations intra-Groupe et à une hausse des allocations de commissions de gestion aux Divisions.

Au cours du premier trimestre, EADS a mis en place près de 10 milliards de dollars américains de nouvelles couvertures, à un taux moyen de 1 € = 1,32 US $, améliorant ainsi la stabilité de la future performance financière du Groupe. A la fin mars 2012, le portefeuille total de couverture d’EADS s’élevait à 80,3 milliards d’euros.

L’EBIT* reporté d’EADS a progressé à 343 millions d’euros (T1 2011 : 192 millions d’euros) sous l’effet de l’amélioration de l’EBIT* avant éléments non récurrents. Durant le premier trimestre, les variations de change du dollar américain et les réévaluations bilancielles ont eu un impact positif d’environ 20 millions d’euros sur l’EBIT*. Une solution aux problèmes de fissure sur les pieds de nervure des voilures de l’A380 a été trouvée. L’intégration de cette modification aura un impact négatif en termes de coûts, ce qui a conduit EADS à enregistrer une charge supplémentaire de 158 millions d’euros, considérée comme un élément non récurrent, afin de couvrir les coûts de réparation des 71 appareils livrés fin mars.

Le résultat net a progressé à 133 millions d’euros (T1 2011 : -12 millions d’euros), soit un bénéfice par action de 0,16 euro (BPA pour le T1 2011 : -0,01 euro). Le résultat net* avant éléments non récurrents(4) a augmenté pour atteindre 259 millions d’euros (T1 2011 : 101 millions d’euros). Ces hausses s’expliquent principalement par l’amélioration opérationnelle reflétée dans l’EBIT*, qui se répercute sur le résultat net.

Le résultat financier est de -143 millions d’euros (T1 2011 : -197 millions d’euros). Le montant net des intérêts, à -73 millions d’euros (T1 2011 : -47 millions d’euros), s’est détérioré par rapport au niveau de 2011, essentiellement en raison de plus faibles produits d’intérêts liés à un niveau de trésorerie brute inférieur et à une baisse du taux d’intérêt moyen par rapport à l’année dernière. Parallèlement, les autres éléments du résultat financier ont progressé de 80 millions d’euros à -70 millions d’euros (T1 2011 : -150 millions d’euros). D’importantes variations découlent de l’impact de la réévaluation négative des options de change d’EADS et l’impact moindre de la réévaluation négative des actifs libellés en dollars américains et en livres sterling par rapport à l’exercice précédent. Au premier trimestre 2012, le taux de clôture s’est détérioré de 5 cents pour s’établir à 1 € = 1,34 US $ à la fin du mois de mars contre 1 € = 1,29 US $ à la fin du mois de décembre 2011. La détérioration a été de 8 cents un an auparavant.

Les dépenses de Recherche et Développement (R&D) autofinancées ont augmenté pour atteindre 726 millions d’euros (T1 2011 : 650 millions d’euros), principalement sous l’effet du développement de l’A350 XWB chez Airbus et des investissements dans les gammes de produits chez Eurocopter. A la suite du début de l’assemblage final de l’A350 XWB en avril, la capitalisation des dépenses de R&D en application de la norme IAS 38 prendra effet au deuxième trimestre.

Le flux de trésorerie disponible avant financements-clients s’est établi à -1 303 millions d’euros (T1 2011 : 208 millions d’euros). L’amélioration de la performance opérationnelle est pénalisée par une dégradation du fonds de roulement, essentiellement en raison de la forte augmentation des stocks du fait de l’augmentation de la production par EADS et de l’échelonnement des livraisons, notamment de l’A380. Les financements-clients ont généré 65 millions d’euros de trésorerie au premier trimestre, les loueurs d’avions et le secteur bancaire ayant maintenu leur intérêt pour les avions. Le niveau des investissements a augmenté par rapport à l’année dernière, essentiellement chez Airbus et Eurocopter. Le flux de trésorerie disponible après financements-clients s’élève à -1 238 millions d’euros (T1 2011 : 309 millions d’euros).

La position de trésorerie nette d’EADS s’est élevée à 10,7 milliards d’euros (fin 2011 : 11,7 milliards d’euros).

Les prises de commandes(5) d’EADS ont augmenté de 92 % pour s’élever à 12 milliards d’euros (T1 2011 : 6,3 milliards d’euros), essentiellement grâce aux prises de commandes d'A320neo chez Airbus. Les prises de commandes chez Cassidian, qui ont atteint le niveau encourageant de 1,8 milliard d’euros, ont également contribué à cette augmentation. Fin mars 2012, le carnet de commandes(5) du Groupe se maintient à un niveau solide, à 526,2 milliards d’euros (fin 2011 : 541,0 milliards d’euros), soutenant la croissance future. Par ailleurs, le carnet de commandes d’Airbus Commercial a été revu à la baisse en raison de l’impact d’une réévaluation négative de 13 milliards d’euros environ à la suite de la détérioration du taux de clôture du dollar américain depuis fin 2011. Le carnet de commandes des activités de défense est resté stable à 51,9 milliards d’euros (fin 2011 : 52,8 milliards d’euros).

À la fin du mois de mars 2012, EADS comptait 134 614 salariés (fin 2011 : 133 115).
 

Perspectives

Pour tous les éléments à l’exception du bénéfice par action (BPA*) avant éléments non récurrents(4), EADS confirme les prévisions publiées en mars 2012 sur la base d’un taux de clôture de 1 € pour 1,35 US $.

En 2012, Airbus prévoit de livrer environ 570 avions commerciaux, incluant un objectif de 30 A380. Le nombre de commandes brutes devrait être supérieur aux livraisons. Le chiffre d’affaires 2012 d’EADS devrait continuer de croître de plus de 6 %. L’EBIT* avant éléments non récurrents du Groupe devrait nettement s’améliorer sur fond de hausse des volumes chez Airbus et Eurocopter, d’amélioration des prix chez Airbus et d’optimisation de la performance de l’A380. Avec une confiance accrue, EADS table sur un EBIT* avant éléments non récurrents en 2012 supérieur à 2,5 milliards d’euros. Sur la base des résultats du premier trimestre et des prévisions de taux d’imposition légèrement inférieur à 30 % pour l’exercice, le BPA* avant éléments non récurrents(4) d’EADS en 2012 devrait dépasser 1,85 euro (exercice 2011 : 1,39€).

À l’avenir, la performance de l’EBIT* reporté et du BPA d’EADS dépendra de la capacité du Groupe à exécuter ses programmes complexes, tels que l’A400M, l’A380 et l’A350 XWB en respectant les engagements pris envers ses clients. En se basant sur l’hypothèse d’EBIT* et les objectifs de livraisons, EADS devrait continuer à dégager un flux de trésorerie disponible positif après financements-clients et avant acquisitions. Comme il s’agit là du poste le plus volatil, notamment en période d’incertitudes macro-économiques, EADS précisera plus tard dans l’année ses perspectives à ce sujet.

Divisions EADS : la croissance des activités commerciales se poursuit, les activités institutionnelles et de défense ont commencé l’année 2012 sur une note encourageante

Le chiffre d’affaires consolidé d’Airbus a augmenté de 13 %, à 7 909 millions d’euros (T1 2011 : 7 013 millions d’euros), principalement sous l’effet de la hausse des livraisons. L’EBIT* consolidé d’Airbus a progressé de 59 % pour atteindre 183 millions d’euros (T1 2011 : 115 millions d’euros).

Le chiffre d’affaires d’Airbus Commercial s’est établi à 7 499 millions d’euros (T1 2011 : 6 707 millions d’euros). Airbus a livré 131 avions commerciaux. Par rapport à l'année dernière, le chiffre d'affaires d'Airbus Commercial a bénéficié d'un effet positif en termes de volumes et de prix. L’EBIT* reporté d’Airbus Commercial s’est établi à 146 millions d’euros (T1 2011 : 125 millions d’euros). En comparaison avec l’année dernière, l’EBIT* avant éléments non récurrents d’Airbus Commercial, de 288 millions d’euros (T1 2011 : environ 170 millions d’euros), a bénéficié d’effets positifs en termes de volumes et de prix, ainsi que de l’amélioration de la performance de l’A380, qui ont été en partie gommés par la détérioration du taux des couvertures arrivées à maturité d’environ 50 millions d’euros et la hausse des dépenses de Recherche et Développement (R&D), notamment pour le programme A350 XWB. Le chiffre d’affaires d’Airbus Military, à 425 millions d'euros, est resté stable par rapport à l’année dernière (T1 2011 : 434 millions d'euros). La hausse du chiffre d'affaires généré par les avions ravitailleurs et l'activité de services a été contrebalancée par un chiffre d’affaires inférieur pour le programme A400M. L’EBIT* d’Airbus Military a progressé pour atteindre 11 millions d’euros (T1 2011 : 1 million d’euros), essentiellement sous l’effet d’un échelonnement des dépenses de R&D.

Au premier trimestre, Airbus Commercial a enregistré 90 commandes nettes (T1 2011 : 1 commande nette). Le succès mondial rencontré par les avions de la famille A320 se poursuit : la livraison du 5000ème avion monocouloir en février a constitué une étape majeure pour Airbus. Le taux de production de la famille A320 a également été porté de 38 à 40 avions par mois pendant le premier trimestre, tandis que la poursuite des commandes pour le nouvel appareil A230neo a confirmé que la famille monocouloir d’Airbus était la plus populaire au monde. La compagnie Norwegian s’est engagée sur 100 A320neo. Parallèlement, AviancaTaca en Équateur, Spirit Airlines aux États-Unis et ALAFCO au Koweït ont confirmé les protocoles d’accord précédemment signés pour l’A320neo et l’A320 (option moteur actuel).

Sur le marché des avions de fret, Airbus a reçu en janvier une nouvelle commande pour deux A330-200F supplémentaires de la part d’Etihad Airways. En février, Airbus a lancé un programme de conversion en avions-cargos des A330 version passagers avec ST Aerospace, basée à Singapour, et EADS EFW, à Dresde, afin de répondre à la demande croissante d’avions de fret. Airbus continue d’étudier la possibilité d’augmenter la cadence de production de l’A330 pour atteindre 11 appareils par mois à partir du deuxième trimestre 2014, sous réserve que la question de l’ETS (Emissions Trading System - dite taxe carbone) n’impacte pas les commandes d’avions.

Le programme A350 XWB avance. Début avril, Airbus a débuté l’assemblage final de la première cellule d’A350 XWB, conformément au calendrier prévu. Airbus s’oriente désormais vers les prochaines étapes du programme qui demeure très ambitieux.

Quatre A380 ont été livrés au premier trimestre (T1 2011 : 4 avions), portant à 71 le nombre total de livraisons à sept opérateurs à la fin du mois de mars. Airbus a désormais trouvé une solution permanente aux problèmes de fissure sur les pieds de nervure de voilures et collabore étroitement avec les opérateurs de l’A380, afin de répondre à leurs besoins opérationnels. Cette modification définitive se révèle être plus complexe qu’initialement prévu en mars. Le Groupe a donc mis à jour le coût de cette solution en enregistrant une charge supplémentaire de 158 millions d’euros au premier trimestre. Cette charge est désormais considérée comme un élément non récurrent puisque les coûts anticipés dépassent maintenant les niveaux de garantie récurrente. L’intégration dans le processus de production de la solution définitive pénalisera temporairement la progression en glissement annuel de l'EBIT* de l’A380 en 2012 et 2013, du fait des coûts non récurrents et des ajustements du calendrier de livraison. Airbus maintient son objectif de 30 livraisons d’A380 en 2012, qui est aujourd’hui plus ambitieux du fait du plus grand nombre de livraisons différées. Des discussions sont en cours avec les clients. Néanmoins, cela ne devrait pas compromettre l’objectif d’équilibre d’ici début 2015.

Airbus Military a livré quatre appareils au premier trimestre et a reçu cinq commandes d’avions C295. Fin avril, le programme A400M a reçu la certification initiale de l'Agence européenne de sécurité aérienne. Toute l’attention est portée sur la livraison dans les délais du premier appareil client début 2013, telle que prévue par les termes du contrat. Au Royaume-Uni, le programme Future Strategic Tanker Aircraft (FSTA) a atteint le stade de la « mise en service » à la fin du mois de janvier. Parallèlement, le premier appareil a réalisé son premier vol opérationnel, marquant le lancement du FSTA par la Royal Air Force.

À la fin mars 2012, le carnet de commandes consolidé d’Airbus était évalué à 480,3 milliards d’euros (fin 2011 : 495,5 milliards d’euros). Le carnet de commandes d’Airbus Commercial s'est établi à 460,3 milliards d’euros (fin 2011 : 475,5 milliards d’euros), avec 4 396 appareils (fin 2011 : 4 437 appareils). Il a été revu à la baisse en raison de l'impact d'une réévaluation négative de 13 milliards d'euros environ à la suite de la détérioration du taux de clôture du dollar américain depuis fin 2011. Le carnet de commandes d’Airbus Military a totalisé 218 appareils, soit 21,3 milliards d’euros (fin 2011 : 21,3 milliards d’euros).

Le chiffre d’affaires d’Eurocopter a progressé de 46 % pour s’établir à 1 199 millions d’euros (T1 2011 : 823 millions d’euros). Au total, 72 hélicoptères ont été livrés (T1 2011 : 81 hélicoptères). L'EBIT* de la Division a enregistré une envolée de 110 % à 65 millions d'euros (T1 2011 : 31 millions d'euros). Les hausses du chiffre d’affaires et de l’EBIT* par rapport à l’année précédente s’expliquent essentiellement par l’impact favorable de l’effet de mix, par les prix et grâce à l’augmentation des livraisons de Super Puma au premier trimestre. La consolidation de Vector Aerospace a également contribué au chiffre d’affaires.

Le dynamisme du marché commercial s’est nettement renforcé par rapport à l’année dernière et le nombre d’annulations (1 hélicoptère au premier trimestre 2012) est retombé au niveau d'avant crise. Au premier trimestre, Eurocopter a enregistré 93 commandes nettes (T1 2011 : 99 commandes nettes). La Division a entre autres dévoilé le nouvel hélicoptère EC130 T2 lors du salon aéronautique américain Heli-Expo organisé en février et au cours duquel sept premiers clients se sont engagés sur des commandes pour 105 EC130 T2. Plus tard dans l’année, lors du salon India Aviation 2012, des contrats pour l'AS350 B3e, l’EC135 et l’EC155 ont été annoncés. De plus, Eurocopter a enregistré 11 commandes d’hélicoptères supplémentaires pendant le salon de la FIDAE au Chili. Parmi les autres commandes fermes reçues figurent 15 bimoteurs moyens EC175. La Division a renforcé sa présence internationale avec la mise en service du nouveau simulateur de vol complet Dauphin AS365 N3/N3+ sur son site de Singapour, qui est aujourd’hui le pôle de formation et de maintenance, réparation et révision (MRO) dans la région Asie-Pacifique pour tous les hélicoptères Dauphin. Eurocopter poursuit les discussions difficiles engagées avec le gouvernement allemand sur l'avenir des programmes-clés de défense, dont l’issue est toujours incertaine. Le carnet de commandes de la Division est resté stable à 13,9 milliards d’euros (fin 2011 : 13,8 milliards d’euros), avec 1 097 hélicoptères (fin 2011 : 1 076 hélicoptères).

Au premier trimestre, le chiffre d’affaires d’Astrium s’est établi à 1 325 millions d’euros (T1 2011 : 1 171 millions d’euros), soit une hausse de 13 % qui s’explique essentiellement par la première consolidation dans le périmètre d’Astrium du groupe Vizada dont l’acquisition a été faite. L’EBIT* a progressé de 25 % à 65 millions d’euros (T1 2011 : 52 millions d’euros). L’amélioration globale de l’EBIT*, principalement sous l’effet de la consolidation de Vizada et des premiers succès du programme de transformation AGILE, a été en partie contrebalancée par la hausse des dépenses de R&D liées à l’innovation.

Les prises de commandes ont atteint 1,2 milliard d’euros au premier trimestre. Parmi les nouveaux contrats figurent une commande russe pour deux satellites de télécommunication et un contrat en Arabie saoudite pour des services de télécommunications. Astrium a également remporté un contrat auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA) portant sur l’adaptation du lanceur Ariane 5, afin de permettre le lancement simultané de quatre satellites Galileo. Au cours du premier trimestre, Ariane 5 a réalisé son 47e lancement consécutif réussi , au cours duquel elle a mis en orbite le troisième véhicule de transfert automatique (ATV). Quelques jours après le lancement, l’ATV s’est correctement arrimé à la Station Spatiale Internationale. Astrium est le maître d’œuvre d’Ariane 5 et de l’ATV. Le Conseil ministériel de l’ESA, qui doit se réunir fin 2012, devrait communiquer des perspectives claires sur l'orientation à venir des programmes spatiaux européens. Fin mars 2012, le carnet de commandes d’Astrium s’élevait à 14,5 milliards d’euros (fin 2011 : 14,7 milliards d’euros).

Le chiffre d’affaires de Cassidian a progressé de 5 % pour s’établir à 925 millions d’euros (T1 2011 : 878 millions d’euros). Cette hausse reflète un échelonnement favorable des livraisons de l’Eurofighter. L’EBIT* est resté stable à 8 millions d’euros (T1 2011 : 8 millions d’euros). Les effets de volume positifs liés à l’Eurofighter sont contrebalancés par une hausse des coûts hors programmes liés à la stratégie de mondialisation et de transformation. Les dépenses de R&D se concentrent principalement sur les drones et les communications sécurisées. Cassidian poursuit ses décisions d’investissements massifs dans des produits et services de nouvelle génération. Via son programme de transformation, Cassidian continue de mettre l’accent sur sa croissance à l’échelle mondiale, notamment dans le domaine de la sécurité.

Malgré des budgets de défense européens qui demeurent inchangés, Cassidian a enregistré d’importantes prises de commandes atteignant 1,8 milliard d’euros. Elles comprennent un contrat majeur d’entretien de l’Eurofighter, d’un montant d’environ 840 millions d’euros, incluant le support de la flotte pendant les cinq prochaines années. De plus, la Division a remporté un important contrat d'exportation obtenu auprès de l’Inde pour environ 400 millions d’euros, reposant sur la participation de 37,5 % d’EADS dans MBDA. Cassidian et Rheinmetall finalisent les termes de leur contrat afin de poursuivre ensemble les activités de la société allemande dans le domaine des drones via une entité distincte. Par ailleurs, Cassidian a annoncé la création d'une entité baptisée Cassidian CyberSecurity, effective à compter du 1er juillet 2012. À l’issue d’une étude conduite dans le cadre d’un contrat avec la Direction générale de l’armement allemande, Cassidian a parfaitement démontré les avantages opérationnels du futur radar à balayage électronique de l’Eurofighter afin d’améliorer les capacités de l’appareil. Cassidian continue de suivre attentivement les opportunités à l’exportation pour l’Eurofighter et les développements en cours en Inde et en Suisse. La Division a également franchi une étape majeure en livrant le dernier logiciel standard ASSTA 3.0 pour la flotte d’avions de chasse Tornado de l’armée de l’air allemande. Fin mars 2012, le carnet de commandes de Cassidian s’établissait à 16,2 milliards d’euros (fin 2011 : 15,5 milliards d’euros).

Siège et Autres Activités (non rattachées à une Division)

Le chiffre d’affaires des Autres Activités a progressé de 47 %, à 361 millions d’euros (T1 2011 : 246 millions d’euros), principalement sous l’effet de l’augmentation des livraisons d’appareils de transport militaire CN235 chez EADS North America et de la légère hausse du chiffre d’affaires chez ATR. Malgré la progression du chiffre d’affaires, l’EBIT* des Autres Activités a reculé pour s’établir à -6 millions d’euros (T1 2011 : -3 millions d’euros). Il a été grevé par un effet de mix négatif chez EADS North America et par l’impact négatif d’un échelonnement temporaire des coûts chez ATR au premier trimestre.

ATR a reçu deux commandes fermes au premier trimestre (T1 2011 : 25) et a livré 8 appareils (T1 2011 : 6). Le carnet de commandes d’ATR totalise 218 appareils, ce qui reflète la forte demande en appareils régionaux à turbopropulsion dans un contexte de hausse des prix du carburant. Le carnet de commandes de Sogerma a bénéficié de la hausse des cadences de production chez Airbus et ATR. Chez EADS North America, le budget et le calendrier du programme d’hélicoptères utilitaires légers (LUH), qui a entamé sa septième année, sont respectés. En mars, l’armée américaine a reçu le 200ème hélicoptère UH-72A Lakota, le premier appareil de production équipé du nouveau Security and Support (S&S) Battalion Mission Equipment Package (MEP). Fin mars 2012, le carnet de commandes des Autres Activités s’élevait à 2,8 milliards d’euros (fin 2011 : 3 milliards d’euros). 

* EADS utilise l’EBIT avant amortissement des écarts d’acquisition et éléments exceptionnels comme indicateur-clé de ses performances économiques. Le terme « éléments exceptionnels » désigne des éléments comme les dotations aux amortissements des ajustements à la juste valeur se rapportant à la fusion d’EADS, à la création de la société Airbus intégrée et à la création de MBDA, ainsi que les dépréciations constatées en résultat sur les écarts d’acquisition générés à l’occasion de ces transactions.

EADS est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés. En 2011, le Groupe – qui comprend Airbus, Astrium, Cassidian et Eurocopter – a dégagé un chiffre d’affaires de 49,1 milliards d’euros avec un effectif de près de 133 000 personnes.

Contacts :

Martin Agüera
Media Relations Finance
Airbus Group
 
Tel.: +49 89 607 34735
Fax: +49 89 607 27435
Matthieu Duvelleroy
Media Relations France
Airbus Group
 
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Philipp Lehmann
Media Relations Germany
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Point presse :
Téléconférence en direct sur Internet destinée aux analystes
Vous pouvez écouter aujourd’hui à 10h00 CET la téléconférence avec les analystes donnée par Hans Peter Ring, Directeur financier d’EADS, sur le site Internet d’EADS www.eads.com.
Cliquez sur la bannière située sur la page d’accueil. Une version enregistrée sera disponible après la transmission en direct.

EADS – Résultats du premier trimestre (T1) 2012 (en euros)
 

Notes de bas de page:
1) Résultat opérationnel avant intérêts, impôts, dépréciation, amortissements et éléments exceptionnels.
2) Résultat opérationnel avant intérêts et impôts, écarts d'acquisition et éléments exceptionnels.
3) EADS continue d’employer le terme « Résultat net ». Celui-ci est identique au bénéfice pour la période imputable aux propriétaires de la société mère, selon les normes IFRS.
4) Le résultat net avant éléments non récurrents correspond au résultat net hors éléments non récurrents de l’EBIT*. Il n’inclut pas les autres éléments du résultat financier (à l’exception de l’actualisation des provisions) et tous les effets fiscaux sur les éléments mentionnés. Le résultat net* avant éléments non récurrents correspond au résultat net avant éléments exceptionnels et écarts d’acquisition non récurrents, nets d’impôts. En conséquence, le BPA* avant éléments exceptionnels correspond au BPA fondé sur le résultat net* avant éléments exceptionnels.
5) Les contributions des activités avions commerciaux aux prises de commandes et au carnet de commandes d'EADS s'entendent sur la base des prix catalogue.
6) Les segments Airbus Commercial et Airbus Military forment la division Airbus. Les éliminations sont traitées au niveau de la Division.

Mentions de préservation :
Certaines des déclarations contenues dans le présent communiqué de presse ne correspondent pas à des faits, mais à des prévisions ou à des estimations fondées sur l'opinion des dirigeants. Ces déclarations prévisionnelles reflètent les points de vue et les hypothèses d'EADS à la date de ce document et supposent certains risques et incertitudes, susceptibles d’induire d’importantes différences entre les résultats, performances ou événements réels et ceux anticipés dans ces déclarations.
Dans le cadre du présent communiqué, les termes «anticiper», «estimer», «prévoir», «pouvoir», «projeter» et autres expressions similaires ne sont employés que pour formuler des prévisions.
Ces informations prévisionnelles reposent sur un certain nombre d’hypothèses, parmi lesquelles : la demande de produits et services d'EADS, la taille des marchés actuels et futurs desdits produits et services, les performances internes, le financement-clients, les performances des clients, fournisseurs et sous-traitants, les négociations de contrats ou le succès de certaines campagnes de vente en cours.
Ces informations prévisionnelles ne sont assorties d’aucune certitude et les résultats et tendances effectifs futurs sont susceptibles de varier de manière significative, en fonction de certains facteurs, parmi lesquels : conditions macroéconomiques, conditions de travail (notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Asie) ; risques juridiques, financiers et gouvernementaux inhérents aux transactions internationales ; caractère cyclique de certaines activités d'EADS ; volatilité du marché de certains produits et services ; risques liés aux performances des produits ; conflits du travail ; facteurs susceptibles de conduire à des perturbations importantes et durables dans le secteur du transport aérien mondial ; résultats des processus politiques et juridiques engagés, et notamment des incertitudes entourant le financement de certains programmes par les États ; consolidation industrielle des concurrents dans le secteur aérospatial ; coût de développement et succès commercial des nouveaux produits ; fluctuation des taux de change et des taux d'intérêt ; fluctuations entre l'euro et le dollar américain et d'autres devises ; litiges en justice et autres risques et incertitudes économiques, politiques et technologiques. Le «Document d’Enregistrement» de la Société daté du 12 avril 2012 contient des informations complémentaires relatives à ces différents facteurs. Pour plus d’informations, voir www.eads.com.